L’INCONTINENCE RESTE UN SUJET DIFFICILE A ABORDER

Date: 02/04/2008
Client: SCA HYGIENE PRODUCTS

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L'incontinence reste un sujet difficile à aborder

Une étude internationale propose des pistes pour créer un environnement permettant de s'attaquer à L'un des derniers tabous en matière de soins de santé

Etude présentée au 2eme forum international sur l'incontinence

[2 avril 2008, Nice, France] Une nouvelle étude internationale1 commanditée par SCA Personal Care, et présentée aujourd'hui au 2ème forum international sur l'incontinence (GFI), met en évidence une série de manquements de la société reléguant toujours l'incontinence aux derniers rangs des priorités des programmes de santé.

L'incontinence demeure une affection débilitante et qui isole. Il s'agit manifestement d'un sujet difficile à aborder, même pour ceux qui en souffrent.

Les principales statistiques illustrent comment la stigmatisation associée à cette affection dans toutes les cultures empêche les personnes qui en souffrent d'obtenir le soutien et les solutions dont ils pourraient sans cela bénéficier.

  • Seuls 6 patients sur 10 se sentaient à l'aise pour en discuter avec leur conjoint.
  • Et moins de 3 sur 10 avec des membres de leur famille proche

La stigmatisation isole encore plus les femmes, peut-être parce que l'incontinence les touche généralement à un âge beaucoup plus précoce que les hommes, apparaissant souvent après un accouchement. De plus, les femmes se sentent moins à l'aise pour en discuter avec leur médecin traitant ou leur conjoint que les hommes, et comptent plutôt sur leur réseau d'amies proches.

Il semblerait que l'incontinence, qui est souvent interprétée comme un signe de vieillesse et d'infirmité, inspire la peur. Pourtant cette peur est surtout prégnante parmi ceux qui n'en souffrent pas. La perception de l'impact de l'incontinence sur la vie quotidienne chez ceux qui ne souffrent pas de cette affection se situe à l'extrême opposé de l'impact réel ressenti par ceux qui en souffrent.

8 non-malades sur 10 supposent que l'impact sur la vie quotidienne est modéré à sévère, tandis que 8 malades sur 10 jugent l'impact très léger, voire nul.

«Cette perception renforce clairement le tabou selon lequel l'incontinence serait en quelque sorte une condamnation à vie», a dit le Professeur Ian Milsom, président du 2ème forum international sur l'incontinence. «Bien que pour certains, l'impact soit évidemment énorme, la plupart des gens peuvent vivre des vies pleinement satisfaisantes. Pourtant, ce n'est pas du tout l'image qu'en a la société.»

L'importance de ce tabou est illustrée par deux résultats-clés de cette récente étude – évoquer l'incidence d'incontinence est aussi gênant qu'une discussion sur les infections sexuellement transmissibles (IST), comme l'infection par chlamydia ou la gonorrhée. Et les médias sont deux fois plus enclins à écrire un article sur les IST que sur l'incontinence.

«Il est clair que le fait que l'incontinence soit un sujet peu en vogue et tabou constitue un obstacle à la discussion efficace et à une prise en charge pratique», a commenté le Prof. Milsom.

«Ceci est également renforcé par le fait que les médecins généralistes surestiment souvent la gêne qu'éprouvent les patients à en parler, alors que ce que veulent les patients, c'est justement d'avoir une discussion ouverte et de bons conseils».

7 médecins généralistes sur 10 ne pensent pas que l'incontinence soit suffisamment abordée et que, si elle l'était, cela faciliterait considérablement leur travail et améliorerait la vie des patients.

«Je pense que, depuis 10-20 ans, on a fait du chemin vers une diminution du tabou social lié à l'incontinence», a déclaré le Prof. Milsom. «On trouve de la publicité pour des articles à la télévision et sur internet, ce qui contribue évidemment à normaliser cette affection fréquente. Toutefois, j'ai peur que nous soyons encore loin de considérer ce problème, qui pourtant touchera bon nombre d'entre nous d'une manière ou d'une autre à un moment de notre vie, comme un problème de santé ordinaire au même titre que l'asthme, l'hypercholestérolémie ou la dépression.»

Tous les détails de l'étude seront présentés au 2ème forum international sur l'incontinence à Nice, les 2 et 3 avril 2008. Le GFI concentrera les talents de plus de 250 participants sur le sujet de l'équilibre entre les coûts liés aux soins pour l'incontinence et la qualité de vie des patients et des soignants.

Tous les détails seront disponibles via http://www.globalforumincontinence.com/, où les personnes intéressées pourront également s'inscrire pour être tenus au courant des nouveautés et des résultats des dernières études du GFI.

NOTES

Renseignements pour la presse:

Ruth Delacour ++ 44 7803 598 838 / ruth@roadcommunications.co.uk

Heather Mullins ++ 44 797 3337 101 / heather@roadcommunications.co.uk

Références:

1. Incontinence Taboo study: Etude sur les tabous associés à l'incontinence dans la population générale en France, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni (1002 interviews par pays avec des malades et des non-malades – pendant le mois de mars 2008) et parmi les médecins généralistes au Royaume-Uni et aux Pays-Bas (100 interviews au Royaume-Uni et 111 aux Pays-Bas - pendant le mois de mars March 2008) – Menée par TNS à la demande de SCA Personal Care

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